Les 39 Marches

Les 39 Marches

  • Spectacle
  • Critiques (2)
  • Distribution
  • Dates de tournée

Eric Métayer, 39 marches vers le succès

27/04/2010 - 18h22
  • 0
Eric Métayer, 39 marches vers le succès

Dans Les 39 Marches, entouré de trois comédiens aussi frappadingues que lui, il incarne plus de soixante-dix personnages. A l’affiche depuis septembre, ce spectacle connaît un beau succès qu’il est bon de célébrer avec ce metteur en scène et comédien inventif.

Propos recueillis par M-C.Nivière.

Comment cette comédie, qui a cartonné à Londres et à Broadway, est-elle arrivée jusqu’à vous ?
Par l’agent littéraire, Suzanne Sarquier. Après Des cailloux plein les poches, Un monde fou, c’est le troisième beau projet qu’elle m’offre. Le plus amusant, c’est que j’avais vu la pièce à Londres et que j’avais imaginé la monter. Je m’apprêtais à demander les droits, et puis j’ai laissé tomber car aborder les problèmes de production me dépassait. Ce n’était pas mon truc. Et deux ans après, voilà que Suzanne me le propose.

Adapter un film en pièce de théâtre c’est original, car d’habitude c’est l’inverse…
C’est en tout cas quelque chose qui est dans l’air depuis longtemps. J’avais le projet de mettre sur une scène de théâtre Les dix Commandements, projet abandonné avec la création de la comédie musicale. Ensuite, je me suis dit que Les Aventuriers de l’Arche perdue, ça devrait être marrant à faire… Au niveau des droits, c’est super compliqué. Les gens nous attendent au tournant, en se demandant : « Mais comment vont-ils pouvoir faire la poursuite du train, la fuite dans la lande… » Un spectateur m’a dit après le spectacle que jamais le cinéma ne donnera cela. Il faut dire que le public doit jouer avec son imaginaire.

L’univers d’Hitchcok est « so british », la gageure était de franciser sans perdre l’esprit…
C’est là tout le travail de Gérald Sibleyras. J’adore son humour très anglais, très à froid. Comme l’univers de Gérald est basé sur l’écrit et le mien sur l’image, la rencontre est parfaite. Il a fallu contourner certaines choses. Dans la version originale, les aubergistes ont un accent écossais à couper au couteau ! Cet accent fait rire les Anglais mais pas les Français. Du coup les patrons de l’hôtel sont des Provençaux exilés en Ecosse. La ligue d’impro m’a appris que, sur les choses compliquées, si le postulat est clair au début, les gens comprennent. Dans la pièce, j’ai un collier, une laisse, et je dis : « Il est beau le chien ! » A partir de là, je peux tout faire, les spectateurs voient le clébard. Il faut trouver la cheville qui fait comprendre le mécanisme qui consiste à venir s’amuser avec nous.

La mise en scène est d’une grande créativité loufoque qui file vite…
Déjà, on n’a pas les gros moyens des Américains… Il a fallu trouver des astuces… Et quelques-unes ont surpris les Anglais ! C’est très difficile un spectacle de ce style. Pour que tout fonctionne bien, il faut que tout soit en place. Une fois cela appliqué, on atteint une liberté, des choses en plus. J’avais confiance en mes partenaires. Je leur ai demandé d’entrer dans mon univers car je savais qu’ils pouvaient le faire.

Vous êtes vraiment l’homme aux mille visages ! Aimer jouer plusieurs personnages vous est venu comment ?
De mon enfance, j’étais fils unique. Alors dans ma chambre, j’étais déjà l’homme aux mille visages, cow-boy, Indien, gentil, méchant… Et ensuite, il y a eu la ligue d’impro, dont les matchs demandent ce genre d’exercice. A 22 ans, j’avais écrit une pièce pour un personnage qui durait 1h50, avec des choses difficiles dedans. Je devais la jouer au Festival d’humour de Cannes. La veille, plutôt que de tourner en rond dans ma chambre, je décide d’aller voir un spectacle : La Danse du diable par Philippe Caubère, la claque ! C’est donc cela jouer seul en scène !

Le théâtre est pour vous « un jeu d’enfant » dans lequel votre père Alex vous a entraîné ?
Avec mon père, cela a toujours été un bras de fer, car on avait une conception très différente du métier. Pour mon père, la carrière était importante et il avait un souci de reconnaissance par ses pairs. Il n’a pas compris mon cheminement, surtout lorsque, par amour, j’ai tout quitté pour aller vivre trois ans en Argentine ! Le théâtre fait partie de ma vie, mais comme ma vie nourrit mon théâtre, celle-ci est plus importante. Petit, pendant qu’il jouait, je restais en coulisses, où je faisais de belles rencontres, Barbara, Brassens. Mais son univers était celui du cabaret. J’ai découvert le théâtre, vers mes 12-13 ans. Mon père m’a emmené voir de magnifiques spectacles, des choses complexes. Il ne se posait pas la question de savoir si c’était ou pas pour un enfant. Cela m’a ouvert l’esprit.

Les 39 Marches au Théâtre La Bruyère.

Ils ont aimé
Sur scène
  • Une Puce, épargnez-la Théâtre Comédie française - Théâtre Ephémère Paris > Réserver
  • Jean Louis Fernandez Temps Théâtre
    Théâtre contemporain
    Théâtre national de Chaillot Paris > Réserver
  • Contre Les Bêtes Théâtre Maison de la poésie Paris
  • Caroline Vigneaux Quitte La Robe Théâtre
    One man show
    Palais des Glaces Paris > Réserver
  • How To Become Parisian In One Hour ? Théâtre
    One man show
    Théâtre de la Main-d'Or Paris > Réserver
  • David Buniak - Plein de vies Théâtre
    One man show
    Théâtre de Dix-Heures Paris > Réserver
  • Tezuka Productions Sidi Larbi Cherkaoui - TeZukA Danse Grande Halle de la Villette Paris > Réserver
  • Blaze Danse Le Grand Rex Paris > Réserver
  • Bernt Uhlig / Opéra national de Paris Ballet De L'Opéra National De Paris : Sasha Waltz Danse Opéra-Bastille Paris > Réserver
> Tous les spectacles à l'affiche
Coups de coeur
  • Fred Kihn Réserver Une Mouette Théâtre
  • Réserver Si ça va, bravo Théâtre