Kamel Ouali se met à l'opéra : les premières images d'Orlando Paladino
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© Nicolas BuffeOrlando Paladino au Théâtre du Châtelet (motif du rideau de scène)Orlando Paladino : le Châtelet en mode pop et baroque.
Orlando paladino est le plus complexe des opéras de Haydn de par le foisonnement de genres de son livret, les différents registres de sa musique et le grand nombre de personnages, qui lui valent le titre de "dramma eroicomico". Les trois dimensions - Tragique, héroïque et comique - s'y côtoient en effet et offrent un large éventail expressif qui fait tout le sel de l'œuvre. L'histoire "abracadabrantesque" d'Orlando Paladino dont le nœud central est l'amour qui unit Angelica et Medoro, amour contrarié par certains, protégé par d'autres, prétexte à tous les combats, les coups bats, les entraides, s'inscrit ici, dans la mise en scène signée Kamel Ouali, dans un univers de bande dessinée, de manga, de jeu vidéo, imprégné de culture cinématographique et télévisuelle mais aussi de culture traditionnelle baroque et japonaise. Un mélange de styles et d'influences empruntant autant au passé qu'à l'époque contemporaine. Imaginés par le plasticien Nicolas Buffe, les décors et costumes de cette œuvre chevaleresque et fantastique, se révèlent étonnamment modernes et dans l'air du temps, à savoir issus d'une imagerie urbaine et virtuelle en vogue, construits sur une identité visuelle forte, en référence notamment à la culture populaire japonaise, si l'on se réfère aux documents préparatoires à la scénographie du spectacle : dessins, maquettes, figurines 3 D et costumes. Petit décryptage des sources d'inspiration de Nicolas Buffe, à l'origine de ses créations.
Voici de quoi titiller votre curiosité et vous donner l'envie de courir au Châtelet entre le 17 et le 25 mars...
>> En savoir plus sur le spectacle
© Nicolas BuffeAngélica, Princesse du CathaySource d'inspiration : Ses couleurs sont le rouge et le blanc, celles des célébrations festives au Japon. Trois silhouettes
la caractérisent, toutes trois inspirées de l’Extrême-Orient : dans le premier acte, une coiffe inspirée des coiffes traditionnelles japonaises de l’époque Edo et une jupe en crinoline coupée ; une silhouette en forme de citrouille, correspondant au tableau de la mer, dans le deuxième acte ; une coiffe inspirée des régions Népal / Tibet dans le dernier acte. On retrouve des chats dans chacune de ses parures.
© Nicolas BuffeOrlando, le rôle titreSource d'inspiration : Armure noire brillante, lion sur le torse et casque à cornes, le costume d'Orlando est en noir et blanc, la couleur de l’uniforme des prisonniers, des aliénés. L’ épée d’Orlando est inspirée d’éléments de jeux vidéos comme la célèbre série Final Fantasy.
© Nicolas BuffePasquale, l’écuyer d’OrlandoSource d'inspiration : Le design de séries télé de super-héros japonais des années 70 comme Kamen Rider, Rider Man ou Go Rangers.
© Nicolas BuffeAlcina, MagicienneSource d'inspiration : Les couleurs qui la caractérisent sont le noir et blanc et l’argent. Sa silhouette est à la fois élégante et impressionnante, en rapport avec le personnage dont les pouvoirs magiques lui confère le statut le plus puissant. Son allure générale rappelle les méduses et autres créatures aux formes fluides.
© Nicolas BuffeAlcina, MagicienneSource d'inspiration : Les couleurs qui la caractérisent sont le noir et blanc et l’argent. Sa silhouette est à la fois élégante et impressionnante, en rapport avec le personnage dont les pouvoirs magiques lui confère le statut le plus puissant. Son allure générale rappelle les méduses et autres créatures aux formes fluides.
© Nicolas BuffePasquale : costume 3 DSource d'inspiration : Séries télé japonaises des années 70 pour leur dimension héroïco-comique.
© Nicolas BuffeAngélica, amoureuse de Medoro et courtisée par OrlandoSource d'inspiration : Ses couleurs sont le rouge et le blanc, celles des célébrations festives au Japon. Trois silhouettes
la caractérisent, toutes trois inspirées de l’Extrême-Orient : dans le premier acte, une coiffe inspirée des coiffes traditionnelles japonaises de l’époque Edo et une jupe en crinoline coupée ; une silhouette en forme de citrouille, correspondant au tableau de la mer, dans le deuxième acte ; une coiffe inspirée des régions Népal / Tibet dans le dernier acte. On retrouve des chats dans chacune de ses parures.
© Nicolas BuffeRodomonte, roi de BarbarieSource d'inspiration : Assez proche d’un samouraï, ce personnage a un maquillage inspiré par le théâtre Kabuki.
© Nicolas BuffeRodomonte sur sa rodomobileSource d'inspiration : Le personnage de Rodomonte se réfère très librement à un samouraï. Son véhicule, la « Rodomobile », est une extrapolation des camions décorés japonais, les fameux « dekotora ».
© Nicolas BuffeDessins préparatoires à la silhouette de Medoro (amoureux d'Angelica)Sources d'inspiration : Très légères allusions au personnage de jeux vidéos Mario.
© Nicolas BuffeEurilla, bergère devenue « superbergère »Source d'inspiration : les super-héroïnes des comics américains.
© Nicolas BuffeMaquette décor Acte I : Tour de la princesse AngelicaSource d'inspiration : la tour de la princesse Angelica s’inspire autant des pagodes des temples bouddhistes que des pylônes électriques et des images de raffineries.
© Nicolas BuffeDécor Acte II - Scène 2 : Tableau de la merSource d'inspiration : Le tableau de la mer, dans le deuxième acte, fait ouvertement référence aux jeux vidéos des années 80 / 90 comme Super Mario ou Wonder Boy, avec leur esthétique immédiatement identifiable utilisant des couleurs vives et aplatissant l’espace
en plans successifs et schématiques.
© Nicolas BuffeDécor Acte II - Scène 4Source d'inspiration : Le décor de la grotte de la magicienne Alcina réunit des références aussi diverses que Star Wars et les décors de l’opéra baroque français.
© Nicolas BuffeDécor Acte IIISource d'inspiration: Le décor des Enfers est inspiré de l’esthétique Maya.
© Nicolas BuffeDécor Acte III
© Nicolas BuffeCouples de danseursSource d'inspiration : Le design des couples de danseurs est librement inspiré de cartoons américains des années 1930 à 1950 (comme Tex Avery, Disney, Fleischer… ).
© Nicolas BuffeCostumes de monstres pour Orlando Paladino
© Nicolas BuffeCostumes de monstres n°2
© Nicolas BuffeMonstres n° 4 : Enfers

Orlando Paladino : le Châtelet en mode pop et baroque.
Orlando paladino est le plus complexe des opéras de Haydn de par le foisonnement de genres de son livret, les différents registres de sa musique et le grand nombre de personnages, qui lui valent le titre de "dramma eroicomico". Les trois dimensions - Tragique, héroïque et comique - s'y côtoient en effet et offrent un large éventail expressif qui fait tout le sel de l'œuvre. L'histoire "abracadabrantesque" d'Orlando Paladino dont le nœud central est l'amour qui unit Angelica et Medoro, amour contrarié par certains, protégé par d'autres, prétexte à tous les combats, les coups bats, les entraides, s'inscrit ici, dans la mise en scène signée Kamel Ouali, dans un univers de bande dessinée, de manga, de jeu vidéo, imprégné de culture cinématographique et télévisuelle mais aussi de culture traditionnelle baroque et japonaise. Un mélange de styles et d'influences empruntant autant au passé qu'à l'époque contemporaine. Imaginés par le plasticien Nicolas Buffe, les décors et costumes de cette œuvre chevaleresque et fantastique, se révèlent étonnamment modernes et dans l'air du temps, à savoir issus d'une imagerie urbaine et virtuelle en vogue, construits sur une identité visuelle forte, en référence notamment à la culture populaire japonaise, si l'on se réfère aux documents préparatoires à la scénographie du spectacle : dessins, maquettes, figurines 3 D et costumes. Petit décryptage des sources d'inspiration de Nicolas Buffe, à l'origine de ses créations.
Voici de quoi titiller votre curiosité et vous donner l'envie de courir au Châtelet entre le 17 et le 25 mars...
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