La Folle de Chaillot - Critiques presse

La critique de Pariscope

( Dimitri Denorme )
  • En choisissant de programmer « La Folle de Chaillot », la Comédie des Champs-Elysées entend fêter en grande pompe son centenaire. Michel Fagadau, l'ancien directeur décédé en février 2011, en rêvait. Sa fille Stéphanie, qui lui a depuis succédé, le fait et lui rend par là même un bel hommage. Et force est de reconnaître que pour cette production orchestrée par Didier Long, les petits plats ont été mis dans les grands. Jolie débauche de moyens qui a le mérite d'en jeter plein les yeux des spectateurs. Un spectacle étant là avant tout pour offrir un peu de rêve à ceux qui y assistent, la remarque vaut compliment. Les décors de toute beauté de Bernard Fau n'ont d'égal que les flatteuses lumières de Laurent Béal. Une fois encore, Pascale Bordet nous offre une déferlante de couleurs et d'originalité avec ses somptueux costumes. Surtout, chaque soir, ils sont dix-neuf comédiens sur scène à conjuguer talent et énergie pour défendre cette fable surréaliste de Giraudoux. Une distribution fournie étant devenue une denrée aussi rare que précieuse, ne manquez pas de tous les applaudir bien fort. Anny Duperey a toute l'élégance et le charisme pour porter au plus haut le combat et la fantaisie du rôle-titre. A ses côtés, dans la partition du chiffonnier, Dominique Pinon assure, comme toujours, l'essentiel et il entraîne dans son sillage Catherine Salviat qui campe la Folle de Saint-Sulpice et Catherine Hosmalin, celle de Passy. Le soir de notre venue, tout le monde cherchait encore ses marques. Nul doute qu'ils les ont trouvées depuis. A la mise en scène, Didier Long a su jouer du charme désuet de la poésie de la pièce de Giraudoux. Il en fait même clairement son principal atout. Purger le monde de ses comploteurs perpétuellement à la recherche du profit et prêts à tout pour atteindre leur but était déjà une utopie au temps du dramaturge. Rien ne s'est arrangé depuis, bien au contraire… Reste qu'aller applaudir ce plaidoyer pour l'honnêteté, la sincérité et la liberté est peut-être le premier acte de résistance à la folie du monde qui nous entoure. Baliverne ? Ne soyons pas cyniques… « Qui vit sans folie, n'est pas si sage qu'il croit », affirmait La Rochefoucauld…

La critique de Les Echos

( Philippe Chevilley )
  • Un spectacle sympathique, mais une pièce impossible... Giraudoux a du mal à brûler les planches en 2013... [...]

La critique de Le Figaro

( Armelle Héliot )
  • [...] Didier Long dirige Anny Duperey et toute une troupe brillante. Il met en lumière la modernité du conte fantastique de Giraudoux et la force de la critique politique. [...]
Sur scène
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