35 kg d'espoir
Théâtre critiques
La critique de la rédaction
Grégoire, 13 ans, est un cancre de première classe. Et pour cause ! Après avoir redoublé deux fois, il est un peu perdu dans sa vie, dans son parcours scolaire et surtout au sein de sa famille. Ses parents se disputent à tout bout de champ, le rendant responsable de tous les maux du quotidien. En tant que fils unique, sa place n'est pas facile. Seul son grand-père lui procure une bouffée d'oxygène. Son atelier est son havre de paix, son refuge. Il l'aime bien, son papy Léon, le seul à lui parler franchement et sans détour. Grégoire aime bricoler, dessiner… Il est manuel en somme. Il trouve, dans une brochure, un pensionnat qui lui donne le goût d'avancer. La vie de ce jeune garçon est le parcours d'un enfant ordinaire lassé par l'école. Carl Hallach campe Grégoire, surnommé « Toto », avec un aplomb déroutant. Sa tête de nounours, mi-homme mi-enfant, apporte à son rôle toute sa grandeur. Ce spectacle, adapté du roman d'Anna Gavalda, est une petite merveille. Seul en scène, le comédien joue tour à tour Toto et son grand-père. En voix off, professeurs et parents prennent part au jeu. Notons l'efficacité de la mise en scène d'Alix Crambert, limpide, où les lumières éclairent les différents moments de la vie de l'adolescent. Sur scène, le décor est simple : un bureau, des malles et un gros pouf dans lequel Toto aime câliner son doudou. Dans la salle, le public est unanime, c'est une réussite. Les grands ont déjà lu le texte, les enfants le découvrent et se reconnaissent parfois. Mon voisin de rang, un garçon d'une douzaine d'années, a trouvé son double et lance des regards complices à son papa, en se disant que rien n'est perdu… Comme Toto, lui aussi trouvera sa voie avec le temps !
Caroline Munsch
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- A nous Paris-Morgan Talhouëtcritiques
"Grégoire, je l'ai connu, sous un autre nom. Je l'ai eu en sixième quand j'étais prof de français. Il me désespérait. Je croyais qu'il ne s'intéressait à rien. Mais je me trompais !", raconte Anna Gavalda. La suite ? Elle a fait l'objet d'un troisième livre paru chez Bayard Jeunesse, "35 kilos d'espoir", et se poursuit aujourd'hui au théâtre où l'ado carrément pas doué à l'école (il a redoublé deux fois) prend vie avec le jeu d'acteur de Carl Hallak. Là encore, le cancre qui n'a pas d'ami, ni de bonnes notes, ni de parents qui s'aiment, va surprendre. Car derrière ce Titeuf bougon se cache un inventeur passionné qui préfère bricoler dans le cabanon de son grand -père plutôt que de résoudre des équations d'algèbre. Un petit bonhomme qui en cache un grand ! - Télérama-Françoise Sabatier-Morelcritiques
Grégoire, 13 ans, n'aime pas l'école. L'histoire est simple, le décor est posé : une chambre d'enfant, des meubles colorés, quelques outils sont disposés sur le sol. L'acteur, seul en scène, raconte son mal d'école, ses difficultés à grandir, mais aussi sa passion pour le bricolage et l'invention qu'il partage avec un grand-père attentif et aimant. Adaptée du roman d'Anna Gavalda, cette pièce réussit à faire partager l'émotion du texte, notamment quand l'enfant évoque ses relations avec son grand-père. Malgré un jeu un peu forcé dans certaines scènes, le message d'espoir est passé : Grégoire trouvera son chemin.





