Grasse Matinée

Grasse Matinée

critiques


La critique de la rédaction

Conçue à l’origine pour une diffusion radiophonique, la pièce de René de Obaldia passe avec succès l’épreuve de la scène. Reposant uniquement sur les épaules de ses deux comédiennes, Cyrielle Clair et Marie Le Cam, cette divertissante conversation post-mortem prête autant à rire qu’à réfléchir sur le sens de la vie, de la mort… et du reste. Ces deux mortes emportent avec elles leur vieux squelette et leurs petits ou gros tracas, loin de se douter que leur au-delà -un peu trop paisible à leur goût- ne le restera pas bien longtemps. Si le personnage d’Artémise, la belle noble d’un optimisme à toute épreuve est sans conteste mieux écrit que celui de Babeth le titi parisien, le duo fonctionne à merveille. Alors certes, secouer des squelettes en plastique sur un air de danse macabre n’est pas d’une originalité folle, mais l’énergie dépensée par ces deux très sexy macchabées compense largement ces quelques défauts de mise en scène.

Julie Leroy


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L'avis de Pariscope
  • :
    « Grasse matinée », de René de Obaldia, met en scène deux femmes, Artémise et Babeth. Elles n’ont rien en commun excepté une chose : elles sont décédées. Dans un espace-temps entre purgatoire et éternité, elles sortent de leur cercueil pour tuer le temps. Qui sont-elles ? Que leur est-il arrivé ? Depuis quand sont-elles dans ce cimetière ? Les informations passent au détour de leurs conversations. Artémise, Cyrielle Claire, a tout des grandes dames amoureuses d’un siècle passé depuis un moment. Marie Le Cam, dans un jeu d’une fort belle émotion, est Babeth, une jeune femme qui sent bon le malheur et les histoires d’amour compliquées. Thomas Le Douarec signe une mise scène assez sage. A l’origine, le texte d’Obaldia est une pièce radiophonique, d’où la qualité des dialogues.
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