La Divine Miss V.
World critiques
La critique de la rédaction
Divine Claire Nadeau faudrait-il dire, tant elle est « génialissime » dans ce rôle de grande prêtresse de la mode. Toute de noir vêtue, c'est chic, elle entre sur scène où tout est rouge, c'est encore plus chic. De son entrée remarquable à sa sortie qui ne le sera pas moins, Claire Nadeau nous entraîne dans un tourbillon, celui de la vie d'une femme excentrique, sophistiquée et exubérante. Le personnage de la pièce de Mark Hampton et Mary Louise Wilson, adaptée avec beaucoup d'esprit par Jean-Marie Besset, n'est autre que Diana Vreeland. Cette « Lady » était la rédactrice en chef de Vogue dans les années 60, une femme dans la veine de l'héroïne du « Diable s'habille en Prada » pour les plus jeunes. Nous ne voyons pas la journaliste à son travail, mais chez elle. Elle n'est plus au sommet de sa gloire, elle vient de se faire virer comme une malpropre. C'est là tout l'intérêt du propos de la pièce. La chute d'une époque, d'une gloire. Elle n'a pas son pareil pour prendre la chose, non pas au tragique, mais avec panache. Un journaliste du New York Post n'a pas hésité à écrire : « Une mendiante de luxe ! Diana Vreeland,… s'apprête à faire la tournée de ses amis milliardaires pour continuer à manger du caviar… » Ce qu'elle tente avec un savoir-faire assez phénoménal. Elle va parler de tout et de rien, des petits tracas de riches à qui on a coupé les crédits, les amis… Passent par-là les souvenirs, Coco Chanel, Helena Rubinstein, Balenciaga, Joséphine Baker, les jambes de Cyd Charisse... Lorsqu'elle évoque son métier, on est assez admiratif sur son flair, son audace. Ce personnage va à Claire Nadeau, non pas comme un gant, mais comme une robe de taffetas, bruissante et chatoyante, que la mise en scène, impeccable, de Jean-Paul Muel met en valeur.
Jamais la comédienne ne tombe dans la caricature. Et si parfois le trait semble un peu poussé, ce n'est que justesse, car pour Diana Vreeland tout était : toujours trop ou pas assez.
Marie-Céline Nivière
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- Journal du dimanche-Delphine de Malherbecritiques
"(...). En Avignon, Claire Nadeau campait, en 2007, la terrible rédactrice en chef de Vogue, Diana Vreeland, dans la Divine Miss V. Un personnage haut en talons et en couleur, une Anna Wintour des années 1970, Le diable s'habille en Prada version théâtre. Adapté par Jean Marie Besset, le récit du déclin de cette femme de tête se révela truffé d'émotion,d'humour et de classe."





