Une Souris Verte
World critiques
La critique de la rédaction
Cet excellent spectacle a la couleur des grandes comédies, celles de Blake Edwards, de Billy Wilder. La pièce de Douglas Carter Beane, adaptée avec beaucoup d'humour et de pertinence par un Jean-Marie Besset très inspiré, brosse un portrait sans complaisance mais fort joyeux, du star-système. Les dialogues sont réjouissants. En cette soirée de générale, une réplique déclencha l'hilarité : « A Los Angeles, on a réglé le problème des téléphones portables au théâtre. Il n'y a plus de théâtres ! ». Jean-Luc Revol signe une mise en scène impeccable, enchaînant les tableaux avec la précision d'un horloger qui rythme efficacement l'action. Les décors de Sophie Jacob, les costumes d'Aurore Popineau, et les lumières de Bertrand Couderc donnent l'ambiance et le ton. Arnaud Binard, touchant et aussi beau que Brad Pitt, Edouard Collin, très attachant, Julie Debazac, pertinente, procurent beaucoup de relief à leurs personnages. Mais la star, celle qui rafle tout sur son passage, par sa légèreté de ton, son sens de la rupture, c'est Raphaëline Goupilleau. Elle trouve avec le personnage de Diane, enfin le grand rôle. Celui qui permet à cette sacrée comédienne de faire éclater tout son talent. Elle est géniale !
Marie-Céline Nivière
> Proposer à un ami
-
-
- Marie Périssé:
Une souris verte n’a rien d’une comptine pour enfants. Car ce texte puissant, adapté par Jean-Marie Besset, raille l’univers impitoyable d’Hollywood, ses dollars et les attitudes sulfureuses de ses acteurs paumés. C’est une œuvre brillante, satirique, touchante et drôle. La mise en scène est une véritable métaphore du cinéma, qui tourne, qui tourne… Grâce à l’interprétation de Raphaëline Goupilleau, le texte gagne en profondeur. Son personnage d’imprésario extravagante porte la pièce sur ses épaules. A la fois flegmatique et blasée, l’actrice déchaîne les applaudissements quasiment à chaque réplique. Dommage que les trois autres acteurs ne se classent pas toujours dans la même catégorie.

- Télérama-Joshka Schidlowcritiques
(...) L'agent (...) est incarnée par Raphäline Goupilleau, véritable nature comique qui joue avec brio une experte en coups tordus. Ses monologues d'une drôlerie décoiffante sont les meilleurs moments de ce spectacle aux situations parfois poivrées. -
critiques
(...) Comme la souris par le serpent, on se laisse absorber par ce climat corrompu, hypnotiser par une cavalcade de répliques saisissantes d'humour à froid (...) Un mot encore pour évoquer l'adaptation drolatique (Jean-Marie Besset), et surtout la distribution, magnifiée par Raphaeline Goupilleau (Diane), absolument irrésistible avec, à ses côtés, Julie Debazac en touchante Esmeralda punk(...)Mené sur un tempo serré par Jean-Luc Revol avec le talent qu'on lui connaît, ce spectacle est électrique."





