Nom de naissance Yves Robert
Naissance
Saumur, Maine-et-Loire, France
Décès
Nationalité Français
Genre Homme
Profession(s) Acteur, Scénariste, Interprète
Avis

Biographie

Garçon de courses, aide-pâtissier, typographe, il fait mille et un métiers une expérience qui lui permettra plus tard de décrire avec justesse et sympathie les milieux populaires de certains de ses films. Mais il s'aperçoit très vite qu'il est avant tout un homme de spectacle et que sa vraie famille est celle des comédiens. Il débute sur les planches en 1942, travaille après la fin de la guerre avec la compagnie Grenier-Hussenot, puis anime de 1948 à 1952 le cabaret germano-pratin de la Rose rouge. Avec un bel entrain, il fait dévorer aux spectateurs des textes caustiques, irrévérencieux, parodiques signés Vidalie, Boris Vian, Jacques Prévert, Queneau, Desnos. La boulimie l'emporte : il joue pour la première fois à l'écran dans les Dieux du dimanche de René Lucot, en 1948, puis dans Juliette ou la Clef des songes de Marcel Carné, en 1951, avant de tourner comme réalisateur un court métrage : les Bonnes Manières (1951), et de s'imposer au théâtre à la fois comme acteur et comme metteur en scène. Au cinéma, il se « fait la main » avec Les hommes ne pensent qu'à ça (1953), puis picore quelques idées de scénarios chez des auteurs qui font partie de sa famille spirituelle : Alphonse Allais (Ni vu ni connu, 1958), Maurice Leblanc (Signé Arsène Lupin, 1959), Christophe (la Famille Fenouillard, 1960). En même temps, il laisse à d'autres le soin d'utiliser sa silhouette qui commence à devenir familière au public dans plusieurs films comme les Grandes Manuvres (R. Clair, 1955), les Mauvaises Rencontres (A. Astruc, id.), la Jument verte (C. Autant-Lara, 1959), la Mort de Belle (É. Molinaro, 1960), Cléo de 5 à 7 (A. Varda, 1962). L'année 1962 lui apporte un beau succès critique et public : la Guerre des boutons, adaptation malicieuse du roman de Louis Pergaud, se hisse au sommet du box-office alors que rien ou presque ne laissait prévoir un tel engouement. Yves Robert fonde alors avec son épouse Danièle Delorme une maison de production : la Gueville, et, sur sa lancée, tourne Bébert et l'omnibus (1963), les Copains (1964, d'après Jules Romains), Monnaie de singe (1965), Alexandre le Bienheureux (1967), Clérambard (1969, d'après Marcel Aymé).Au début des années 70, il donne naissance à un personnage pittoresque : le Grand Blond avec une chaussure noire (1972), qui réapparaît deux ans plus tard (le Retour du grand blond). Il jette dans Salut l'artiste (1973) un regard attendri au monde des comédiens qui ne sont pas des stars (en faisant jouer le rôle principal par une vraie star : Marcello Mastroianni), puis conte avec drôlerie les (més)aventures sentimentales d'un quarteron de quadragénaires (Un éléphant ça trompe énormément, 1976 ; Nous irons tous au paradis, 1978). En 1979, il signe Courage, fuyons (avec Catherine Deneuve et Jean Rochefort) et, en 1984, le Jumeau (avec Pierre Richard) sans retrouver tout à fait la réussite de ses uvres précédentes. Il aborde la télévision en 1985 avec l'Été 36, d'après l'uvre de Bertrand Poirot-Delpech, avant de porter avec succés à l'écran deux des romans les plus populaires de Marcel Pagnol : la Gloire de mon père et le Château de ma mère (1990). Il signe ensuite le Bal des casse-pieds (1992) et Montparnasse-Pondichéry (1994). Yves Robert est un artisan du cinéma dans le meilleur sens du terme. Ce jardinier de haut savoir (il est décoré du Mérite agricole) pratique la camaraderie des planches, vit entouré d'une république d'amis et cultive dans le cinéma français un marginalisme délicat, un art de « connivence » parfois retenu, parfois débridé, où le comique ne s'abrite jamais sous les traits faciles de la vulgarité. De temps à autre, on le voit « faire l'acteur » dans les films des autres (Section spéciale, Costa-Gavras, 1974 ; le Juge et l'Assassin, B. Tavernier, 1976 ; le Petit Marcel (J. Fansten, 1975) ; Un mauvais fils, C. Sautet, 1980 ; Vive la Sociale !, Gérard Mordillat, 1983) ; Garçon ! (Sautet, id.) ; Billy ze Kick (Mordillat, 1985) ; le Crime d'Antoine (Marc Rivière, 1989) ou dans s

Filmographie Cinéma

Année Titre Métier Rôle Avis Spectateurs
2015 La Terreur Des Dames Acteur LABARGE
2015 Les Truands Acteur Amédée
2015 Les Hommes Ne Pensent Qu'A Ca Acteur, Réalisateur Soldat
2015 Folies Bergère Acteur Jeff
1998 Un Specialiste (Documentaire) Compositeur -

Filmographie Série

Année Titre Métier Rôle Avis Spectateurs
1998 Histoire d'hommes Acteur -

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