La Femme au tableau/The Best Offer : Peinture et cinéma sont à l'honneur sur Arte ce soir
SND/Warner Bros

Ces films, portés par Helen Mirren et Geoffrey Rush, ont beaucoup de points communs.

Ce dimanche, Arte vous proposera une soirée spéciale peinture avec deux longs métrages portés par des comédiens britanniques de renom : La Femme au tableau, sorti en 2015 avec Helen Mirren, et The Best Offer, porté par Geoffrey Rush en 2014.

Dans La Femme au tableau, Helen Mirren joue Maria Altmann, une septuagénaire qui veut à tout prix remettre la main sur une œuvre de Gustave Klimt : celui-ci est exposé dans un musée, mais elle assure qu'il appartenait à sa famille et engage un avocat (Ryan Reynolds) pour le récupérer.

Voici la critique de Gérard Delorme, publiée dans Première à sa sortie : L’histoire vraie de Maria Altmann et de son combat légal pour récupérer un tableau de Gustav Klimt, spolié durant la guerre et désormais exposé dans un musée autrichien. L’affaire est complexe et pose nombre de questions morales, artistiques et psychologiques. La production semble avoir développé en priorité les aspects rocambolesques et mélodramatiques, au point de presque en occulter la réalité historique. Simon Curtis (My Week with Marilyn) a consciencieusement reconstitué l’Autriche des années 30 et Helen Mirren incarne avec caractère un personnage un peu schématique. Quant au tableau, s’il existe en tant qu’objet de grande valeur symbolique et marchande, tout le monde semble avoir oublié qu’il s’agit d’une oeuvre d’art.

Bande-annonce :

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The Best Offer suit Geoffrey Rush en commissaire priseur misanthrope, qui passe davantage de temps en compagnie de ses œuvres d'art que d'humains. Pourtant, contre toute attente, quand une femme va lui demander une expertise, il va tomber sous son charme...

A sa sortie, le film avait bien plu à Renan Cros, qui écrivait dans Première : Habitué des grandes fresques typiquement italiennes, Giuseppe Tornatore s’essaie au thriller maniériste à l’américaine. Tout est affaire de style ici et la mise en scène, très explicative, guide le spectateur dans ce dédale d’oeuvres d’art et de références. Difficile de ne pas penser à Vertigo ou encore à Peter Ibbetson devant cette histoire qui oscille en permanence entre fantastique, envolées romantiques et machination. Si Tornatore a donc parfois la main un peu lourde, on se laisse tout de même happer par ce récit comme figé dans le passé, notamment grâce à l’élégance jamais feinte de Geoffrey Rush. Il compose avec précision et justesse un dandy vieillissant qui trouve dans le mystère de l’amour une sensation jusqu’alors ignorée. Un film qui séduit plus par son charme étrange que par son récit un peu convenu.